Qu’est-ce que la fièvre familiale du Sharpeï ?

Le Shar-pei est un chien molosse de race chinoise. Cette race de chien amical, affectueux et loyal a connu son origine entre l’an 200 avant JC et l’an 200 après JC, dans des villes de Guandoung, notamment dans la ville de Dah. Sa dénomination « Shar-pei » correspond à « peau de sable » dans son équivalence dans la langue de Conficius.

Suite au résultat d’une recherche vétérinaire faite vers le début des années 90, cette race de chien peut développer une maladie inflammatoire qui lui est propre. Cette maladie semble être due à une mutation génétique profonde liée à son pelage trop épais.

Des survols historiques à propos de la fièvre familiale du Shar-pei

Le premier cas de fièvre familiale du shar-pei a été constaté, vers le début des années 90, par DiBartola. Cette découverte a été révélée dans son étude sur l’amylose liée aux gènes familiales de la race. En effet, 24,43 % des chiens étudiés par le chercheur ont connu cette maladie, et ce sont les éleveurs de ces chiens qui ont donné le nom de « Fièvre du Shar-Pei ». Mais c’est suite à la constatation de son caractère héréditaire que la qualification « familiale » fut introduite. Cette toute première recherche a été poursuivie du long en raison du fait qu’elle possède une similitude à une fièvre chez l’homme, appelée « fièvre familiale méditerranéenne ou FMF ».

La deuxième recherche sur cette maladie de la fièvre de shar-pei n’a vu le jour que deux ans après le premier récit scientifique sur le sujet. Et c’est le premier écrit américain en la matière. En effet, c’est en 1992 que Rivas AL., de l’Université de Cornell, a effectué sa recherche en retenant la maladie comme étant une fièvre inconnue, catégorisée dans la classe de fièvre récurrente d’origine non identifiée, ou RFUO (recurrent fever of unknown origin).

C’est entre l’an 1992 et l’an 2005 que les recherches vétérinaires ont commencé à marquer une piste plus générale et profonde sur la compréhension des principes fonctionnels de la maladie, et ce, avec des résultats relatifs à la médecine humaine. En fait, plus précisément, c’est entre 1992 à 1997 que ces recherches ont pu explorer la dimension physiopathologique des aspects cliniques de la fièvre de shar-pei. Et c’est pendant cette période aussi que les mêmes recherches ont pu identifier les signes cliniques durant les crises. Mais les investigations scientifiques ont débuté l’exploration du génome du chien shar-pei à partir de l’année 1997. Ces recherches ont été surtout déployées en vue d’envisager les éventuels traitements possibles pour remédier et éradiquer cette maladie du shar-pei.

Généralités descriptives sur la fièvre du Shar-Pei

La « fièvre familiale du Shar Pei », ou tout simplement « fièvre du Shar Pei », est une maladie inflammatoire qui affecte les chiots et qui peut se transmettre de génération en génération. C’est donc une maladie animale génétiquement héréditaire qui apparaît le plus souvent avant leurs 18 mois. Elle se manifeste en fait sous une forme de crise liée à l’hyperthermie. D’où la qualification supplémentaire de « familiale ».

Malgré la multitude de recherches scientifiques qui ont déjà étudié cette maladie, l’organisme responsable de celle-ci n’est pas encore tout à fait identifié d’une manière certaine. Toutefois, un bon nombre de recherches vétérinaires stipulent que la fièvre familiale du Shar Pei, ou FFS, est due à une quantité excessive d’acide hyaluronique. Ce dernier correspond, en fait, à une molécule polymérique de disaccharides, composés par un D-N-acétyglucosamine et par un acide D-glucuronique. Similaire aux autres fièvres qui affectent les chiens, la fièvre familiale du Shar-pei se déclenche suite à une attaque d’un agent pathogène au sein du système immunitaire des chiens.
Cette fièvre familiale du chien à peau de sable n’est pas entièrement une maladie mortelle par essence, mais, elle peut mener vers une dégradation perpétuelle de la santé générale du chien, accompagnée d’un amaigrissement progressif de l’animal touché par la FFS.

Les causes possibles de la fièvre familiale du Shar-pei

Des chercheurs suédois issus de l’Université d’Uppsala, en compagnie de quelques scientifiques de l’Institut Broad du MIT et de l’Université d’Harvard, ont effectué des recherches sur la cause possible de la FFS. À travers leurs recherches, ces scientifiques ont pu vérifier que la fièvre familiale du Shar-pei est due à une modification génétique dans la grande peau plissée de cette race de chien.

En effet, l’épaississement excessif de la peau fait augmenter la quantité de dépôt d’hyaluronane dans le corps. Si la sécrétion de cet enzyme HAS2 sécrété par le corps du chien est trop volumineuse, dans ce cas, un excès d’acide hyaluronique peut avoir lieu. Or, comme déjà vu auparavant, ledit excès étant la cause manifeste de la maladie de fièvre familiale de Shar-pei. A cet effet, une fois que cette modification génétique est constatée dans l’organisme du chien, l’animal commence donc à escompter la transformation.

Et c’est à partir de là qu’il peut transmettre la maladie à ses descendants. D’où son caractère héréditaire. En fait, le vétérinaire Linda Tintle, un des chercheurs, a déclaré que le HAS2 dégradé, ou bien endommagé, entraîne des maladies inflammatoires et des fièvres chez le chien affecté.

Aspects symptomatiques de la fièvre familiale du Shar-pei

Plus fréquemment, l’organe le plus touché par la fièvre familiale du Sahr-pei est le jarret. Il s’agit de la partie articulaire qui se trouve sur le côté supérieur de la patte. En raison de cette attaque, les parties touchées subissent des inflammations qui peuvent être douloureuses pour le chien, surtout quand de telles inflammations affectent le museau, et peuvent même toucher les babines en cas de défauts de traitements. Le chien peut rencontrer une restriction d’appétit, des vomissements et/ou des diarrhées, voire même une perte de mouvements, dans le cas où les inflammations affectent la partie abdominale.

Toutefois, des symptômes et des signes cliniques plus génériques et plus fréquents peuvent apparaître quand un animal est affecté par cette maladie de la FFS, à savoir surtout :

  • Des tremblements liés à une forte fièvre accompagnée d’une température de 39 °C à 42 °C,
  • Des inflammations sur les parties articulaires et/ou sur le museau,
  • Des douleurs sur la partie abdominale, provoquant une perte de mouvement.

Des pistes concrètes pour les traitements de la fièvre familiale du Shar-Pei

Bien évidemment, le vétérinaire demeure le seul professionnel apte et capable d’effectuer des traitements convenables pour un chien touché par la fièvre familiale du Shar-Pei. En effet, pour résorber la fièvre, lorsqu’une température excessive de 39 °C à 42 °C est constatée, le vétérinaire procède à l’usage d’antipyrétiques. Il s’agit d’un médicament qui permet de réduire la fièvre del’animal. Mais, dans le même but, le vétérinaire peut également recourir à la prescription d’antibiotiques. Afin de soulager et d’atténuer les inflammations et les douleurs articulaires, il faut plutôt utiliser des AINS (anti-inflammatoires non-stéroïdiens) pour chien, comme le metacam ou le previcox-rymadil.

Cependant, la fièvre familiale du Shar-pei n’admet pas encore un remède. Ce qui fait que la prescription établie doit, jusque-là, consister à la prévention d’une certaine aggravation de chaque symptôme. À cet effet, le vétérinaire recourt à l’usage de trois groupes de médicaments pour atténuer ces symptômes, dont :

  • Des antipyrétiques pour lutter contre la fièvre,
  • Des analgésiques (ou antalgiques) pour soulager les douleurs,
  • Des anti-inflammatoires non-stéroïdiens pour combattre les inflammations.